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L'Occitan est une langue romane parlée dans le tiers sud de la France, les Vallées occitanes et Guardia Piemontese (en Italie), le Val d'Aran (en Espagne) et à Monaco. L'aire linguistique et culturelle de l'occitan est appelée l’Occitanie. Les estimations du nombre de locuteurs d'occitan sont extrêmement divergentes selon les sources, toutefois l’occitan ressort comme la langue régionale la plus parlée en France


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Pour un autre soleil : le sonnet occitan des origines à nos jours : une anthologie - Pierre BEC
Pour un autre soleil : le sonnet occitan des origines à nos jours : une anthologie - Pierre BEC

Préface de Jacques Roubaud

Le sonnet occitan n’avait jusqu’à présent fait l’objet d’aucune étude d’ensemble, les historiens des littératures française et européenne l’ayant toujours pratiquement ignoré. Et pourtant, le nom même de sonnet, revenu en France par l’italien, est d’origine occitane, les premiers sonnets occitans (écrits par des Italiens) ont précédé de quelque trois siècles l’apparition des premiers sonnets français ; le Provençal Bellaud de la Bellaudière, contemporain de Ronsard a écrit plus de sonnets que Pétrarque, le Gascon Bertrand Larade, un peu plus tard, plus que Camoens, le Provençal Michel Tronc plus que Quevedo, etc. Et le sonnet, avec la Renaissance provençale et occitane des xixe et xxe siècles, a continué d’inspirer un nombre considérable de poètes : romantiques, parnassiens, symbolistes ou même, aujourd’hui encore, résolument tournés vers une incontestable modernité poétique. Il paraît désormais impossible de ne pas tenir compte, dans une approche globale du sonnet européen, de la contribution des sonnettistes occitans.

Choix de 275 sonnets, accompagnés de leur traduction poétique en français, œuvre de quelque cent auteurs, allant de poètes du XIIIe siècle à des poètes d'aujourd'hui.

374 pages


Florilège en mineur : jongleurs et troubadours mal connus - Pierre BEC
Florilège en mineur : jongleurs et troubadours mal connus - Pierre BEC

Présente une soixantaine de compositions méconnues de troubadours mineurs des XIIe et XIIIe siècles et de chantres du XIVe siècle. Propose pour chacune à la fois la version occitane et une traduction française.


Anthologie des Troubadours : XIIe-XIVe siècle - Paul Fabre
Anthologie des Troubadours : XIIe-XIVe siècle - Paul Fabre

Signe de l’intérêt croissant pour la lyrique des troubadours, cette anthologie lui est tout entière consacrée. Les poètes d’oc méritent en effet d’être plus largement connus ; ne serait-ce que pour l’élan initial qu’ils ont donné à la poésie européenne en langue vulgaire et pour la nouvelle conception de l’amour propagée par leurs chants.
Cette beauté ne doit pas être réservée aux savants. C’est pourquoi Paul Fabre a veillé ici à éclairer les mots et le contexte. Ainsi, huit cents ans après, le lecteur entendra mieux cette parole et sera saisi par son pouvoir d’évocation.
143 poèmes en langue d’oc,avec traduction française en regard. 96 poètes cités : de Guilhem de Peiteus à Raimond de Cornet, en passant par Bernard de Ventadorn, Bertrand de Born, Peire Vidal, Gui d'Ussel, Peire Cardenal...

Ouvrage publié avec le concours du Centre National du Livre.

704 pages

ISBN: 9782868782823


Cent poèmes du Sud - Pierre BEC
Cent poèmes du Sud - Pierre BEC

Les cent plus belles poésies de la langue occitane

Il existe certes des anthologies ponctuelles de la poésie d’oc, mais à part celle de René Nelli, La poésie occitane, des origines à nos jours, parue en 1972 aux éditions Séghers et aujourd’hui épuisée, il n’existait pas de florilège qui couvrît l’ensemble chronologique de la poésie occitane, depuis sa genèse jusqu’à nos jours.

Ce livre a donc pour but de combler cette lacune et de totaliser plus de huit siècles de création poétique, dans le temps et dans l’espace, des origines jusqu’aux poètes nés avant 1950 : soit du Poitevin Guillaume IX, ancêtre des troubadours, né en 1075, au Provençal Philippe Gardy, né en 1948. Date butoir arbitraire, c’est certain, d’autant plus que l’aventure poétique continue avec des poètes comme Sauvaigo, Casanova, Baldit, Bardou, etc. et, évidemment de l’autre côté du Rhône, avec le grand Philippe Delavouët : mais il fallait se limiter au nombre retenu, à l’instar de nos devanciers ibériques, dans le sillage desquels nous nous plaçons[1] : soit 100 pièces, uniquement lyriques (les pièces narratives ou burlesques ayant été écartées), réparties en l’occurrence sur 75 poètes.

Chaque poète est précédé d’une notice biographique. Les textes, de provenance et d’époques diverses, ont été normalisés selon les préceptes de la graphie dite classique, désormais officielle, sauf les textes provençaux post-mistraliens pour lesquels deux écoles de graphie sont en concurrence ; nous avons donc, par respect de la position des auteurs sur ces questions de graphie, conservé, en le signalant, la graphie originelle. Enfin, pour ce qui est de la traduction française, elle nous est personnelle, sauf dans le cas où le poète est son propre traducteur. Cette traduction, dans la mesure du possible, tout en restant près du texte, s’efforce de respecter la poéticité et la prosodie de l’original.

Pierre BEC est un médiéviste (troubadours, poésie lyrique d’oïl, organologie médiévale), romaniste (philologie comparée des langues romanes), dialectologue (domaine gascon), traducteur (de l’allemand, de l’espagnol et de l’italien), poète et écrivain occitan.

            Il passe son enfance et son adolescence en Gascogne. Étudiant à Paris, il se spécialise en philologie romane et suit les cours de provençal de la Sorbonne. Il trace, avec Jean Bouzet et le grammairien occitan Louis Alibert, les premiers linéaments de la normalisation graphique du gascon. Nommé après ses thèses professeur de Langues et Littérature du Moyen Age, puis directeur du Centre d’Études Supérieures de Civilisation Médiévale (CESCM) de l’Université de Poitiers, professeur associé des Universités d’Athens (U.S.A) et de Lisbonne, il a été pendant 18 ans (1962-1980) le président de l’Institut d’Études Occitanes.

            Outre ses nombreux travaux sur les troubadours et la linguistique occitane, Pierre Bec est l’auteur de nouvelles et de sept recueils de poèmes.


[1] Las cien mejores poesías de la lengua castellana (1908) et Les cent mellors poesies de la llengua catalana (1936).

Édition bilingue

isbn 9782868783004