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Revue de Presse
Perspectives médiévales : Le Jeu d'Adam

Le Jeu d’Adam

Maria Colombo Timelli

Le Jeu d’Adam, établissement du texte, traduction et introduction de Christophe Chaguinian, étude linguistique du texte par Catherine Bougy, étude des répons par Andrea Recek, Orléans, Paradigme, « Medievalia » 85, 2014, 222 p.

Entrées d’index

Œuvres, personnages et lieux littéraires :
1Les éditions du Jeu d’Adam, monument du théâtre médiéval français, ne manquent certes pas – on en compte une dizaine au xxe siècle, auxquelles s’ajoutent deux éditions plus récentes encore : celle de Sonia Maura Barillari en 2010 (Roma, Carocci, avec traduction italienne) et celle de Véronique Dominguez en 2012 (Paris, Champion Classiques, avec traduction en français moderne). Christophe Chaguinian justifie donc son travail et cette nouvelle édition non pas par des raisons rattachées au texte au sens philologique – un seul manuscrit transmet le Jeu, qui pose néanmoins de nombreux problèmes à cause d’une versification particulièrement irrégulière –, mais par des questions d’interprétation. Il met notamment en question : (1) l’origine monastique de la pièce, qui appartiendrait au contraire « au répertoire d’une église cathédrale ou une importante collégiale » (p. 9) ; (2) la cause des irrégularités métriques, qu’il attribue non pas au copiste ou à la tradition manuscrite perdue, mais aux acteurs ; (3) le rapport entre répons en latin et pièce en français : plutôt que de voir dans les vers une farciture des répons, ceux-ci auraient été ajoutés dans un second temps.

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Journal O Povo : Jorge TUFIC, UN POÈTE OCÉANIQUE

Amazonie

UN POÈTE OCÉANIQUE

 

La poésie brésilienne compte parmi ses poètes des génies créatifs, quand ceux‑ci sont reliés à la réalité profonde, et, plus encore, à la réalité secrète (la plus vraie) ou peu visible aux yeux moins expérimentés ou moins attentifs, qui est celle des mythes ancestraux et de la force tellurique que cette Terra Brasilis recèle et engendre.

Un de ces génies créatifs est Jorge Tufic, Céarense né en Acre. La chose est curieuse : l’Acre, où accoururent par le passé des milliers de Céarenses, nous a fait le cadeau de ce poète qui « aux heures perdues [est] pasteur de brebis » des hautes constellations du ciel de la Phénicie, Libanais et Brésilien dont la vocation est l’univers des grandes manifestations de l’âme ; Jorge Tufic est poète avant toute chose, ou, autrement dit, il s’est consacré à l’art d’écrire des poèmes de façon viscérale, essentielle ; il est un de ceux qui cherchent avec une passion consciente le chemin qui mène à la rencontre de l’ineffable parole lumineuse de la vraie poésie. Cela est crucial, étant en même temps quelque chose qui transparaît à la vue du lecteur-créateur qui a le bonheur de découvrir son œuvre, bénéficiant de cette source de suggestions de la plus haute teneur, avant tout, humaine.

Les locuteurs d’autres langues ont déjà eu le plaisir de lire Jorge Tufic. Et maintenant, par une splendide opportunité, le poète sera publié dans l’idiome de Baudelaire, grâce au travail d’un orfèvre de la recréation, quand il s’agit de la transposition de la poésie en français ; je le dis, sans aucune crainte de proférer un non‑sens ou une hérésie : Jean‑Pierre Rousseau est, définitivement, le meilleur traducteur de la poésie brésilienne en sa langue pleine de prestige. C’est ce qu’est le français, spécialement dans le domaine de la littérature, vu l’inégalable production poétique des XVIIIe et XIXe siècles, par des poètes géniaux.

L’anthologie des poèmes de Jorge Tufic dans la traduction de Jean‑Pierre Rousseau s’intitulera Qu’adviendra‑t‑il de toi, Amazonie ? (Que será de ti, Amazônia?), édité par Paradigme, d’Orléans, au premier semestre de 2018. J’ai eu l’insigne honneur d’être invité à écrire la préface de cette  œuvre magnifique.

Qui connaît la poésie océanique de Jorge Tufic (il y a les poètes de cabotage et les poètes océaniques) et aura la curiosité de la lire en français, s’enchantera de cette rencontre qui paraît marquée depuis toujours, telle est la fidélité du traducteur aux méandres des igarapés que Tufic fait affluer dans un grand fleuve, pour ensuite les lancer dans les océans de toutes les latitudes. Reconnaissante est la poésie pour cette célébration.

 Luciano Maia

(Journal O Povo du 14 novembre 2017)
Céarense : habitant du Cearà, État du Nordeste du Brésil. (n.d.t.)
Acre :  État du Brésil, faisant partie de l’Amazonie. (n.d.t.)
Selon les mots du poète lui-même. (n.d.t.)
En français dans le texte. (n.d.t.)
Igarapés : cours d’eau mineurs de l’Amazonie. (n.d.t.)

 


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Catherine PELAGE sur Latitudes Caraibes

Passerelles en poésie


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Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle sur gregoiredetours.fr/

La préface est de Pascal Ory, dont on connaît l’intérêt pour l’histoire culturelle. On en retiendra :

« Les nombreux exemples cités par Karin Becker confirment l’utilité des textes de fiction comme documents pour l’histoire : guère plus orientés que les textes normatifs (manuels de savoir-vivre, règlements divers), ils ont en revanche beaucoup plus de finesse dans le détail des pratiques et des discours. Dominé par l’impératif du réel, poussé dans l’école dite naturaliste jusqu’à la prétention scientifique, toute cette littérature ne peut se payer le luxe de trop distordre les comportements, faute de quoi elle perdrait tout son sens » (page 7).

L’auteure Karin Becker enseigne la littérature française à l'université de Münster (en Allemagnr) et elle s’intéresse ici aux œuvres de Balzac, Baudelaire, Joseph Berchoux, Brillat-Savarin, Flaubert, Alexandre Grimod de la Reynière, Victor Hugo, Maupassant et Zola. Toutefois il y a u fort déséquilibre entre le nombre d’ouvrages composant le corpus selon l’écrivain, en effet alors que Guy de Maupassant, Émile Zola, Gustave Flaubert et Honoré de Balzac sont présents avec au minimum quatre titres (et jusqu’à onze pour Balzac et huit pour Zola), les livres des autres auteurs sont réduits à la portion congrue.   

Je dois reconnaître que m’était inconnu Joseph de Berchoux, né  en 1760 dans la partie du Beaujolais qui sera rattachée au département de la Loire, il est décédé en Saône-et-Loire l’année 1839. C’est lui qui a inventé le mot "gastronomie" (étymologiquement "les règles de l’estomac"), un terme qui apparaît pour la première fois en 1801 dans le recueil de poèmes Gastronomie ou l'homme des champs à table. On retiendra, tiré du "Chant troisième, le second service",  ces vers :

« Racontez que dans Rome un barbot fut payé 

Plus de deux cents écus : argent bien employé, 

Qui fit dire à Caton, dans son triste délire, 

Qu’il ne répondait plus du salut de l’Empire.

Ajoutez que dans Naples un généreux tyran

Paya cent écus d’or la sauce d’un faisan. »

Le "généreux tyran" en question est Abû `Abd Allâh Muhammad V al-Hasan un des sultans hafsides. En charge d’un royaume couvrant un peu plus que la Tunisie actuelle, il a usurpé le pouvoir en 1526 mais se le fit prendre par Barberousse qui y gouverna au nom de l’Empire ottoman (comme il le faisait déjà autour d’Alger). Abû `Abd Allâh Muhammad V al-Hasan partit en exil et obtint l’appui de Charles Quint, d’où sa présence à Naples en 1535 et d'ailleurs une occupation espagnole de plusieurs ports tunisiens par les Espagnols au milieu du XVIe siècle.

Alexandre Grimod de la Reynière est né aussi au siècle précédent (1760) et mort en 1837, on lui doit la phrase qui nous sert de titre et l’Almanach des Gourmands qui paraît en huit volumes entre 1803 et 1810.

Carte du Second Empire (antérieure à 1860), associant productions gastronomiques et chemins de fer. Illustration non présente dans l'ouvrage

L’ouvrage Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle est divisé en cinq chapitres respectivement intitulés : L’art culinaire vu par les romanciers, Aspects sociaux et moraux de l’alimentation, Les manières de table : l’homme sous contrainte, Le mangeur et son corps, La gourmandise et l’érotisme : il en est de l’amour comme de la cuisine.  

De Balzac, on connaît l’addiction au café et il y a vingt ans le Musée Balzac à Saché (en Touraine) avait proposé une exposition temporaire sur ce sujet. Par ailleurs l’on sait que la petite cafetière en porcelaine de Limoges, dont se servait jusqu'à cinquante tasses par jour, est présentée la Maison-musée de Balzac dans le XVIe arrondissement parisien. Pour cet auteur la sauce serait "la gloire de la cuisine française" et "le triomphe du goût". C’est d’ailleurs l’ouvrage Le cousin Pons que l’on voit le personnage s’enthousiasmant le plus pour les sauces. Dans La Comédie humaine, on relève la description de quarante restaurants parisiens, on en retrouve certains de ceux-ci dans les livres de Zola. Balzac avance que si on ne mange pas aussi luxueusement en province qu’à Paris, on y mange mieux. Il ne manque pas de valoriser les repas tourangeaux et entre autre du fromage de chèvre qui pourrait être du Sainte-Maure.

Aujourd’hui à la lecture de ce dernier auteur, on retrouve le sens de certains mots aujourd’hui disparus de notre langage comme "frippe" qui désigne ce que l’on peut mettre sur le pain (confiture, beurre, pâté, rillettes…).  

Il est bon de retrouver également le sens des mots que nos amis belges ont maintenu, à savoir que l’on déjeune à le matin, que l’on dîne à midi et soupe le soir, c’est la bourgeoisie parisienne qui progressivement fait évoluer le sens des mots du fait qu’elle prend une collation en rentrant d’un spectacle vers onze heures ou minuit. En maintenant l’appellation de "souper à ce repas", elle revisite le vocabulaire, introduisant "le mot petit déjeuner" au contenu très léger (car, contrairement aux paysans et ouvriers, elle n’a pas de travail physiquement épuisant) et modifiant l’heure de prise du déjeuner (midi) et du dîner (de 18 à 19h, avant de partir au spectacle). Il est vrai qu’elle peut se permettre de manger quatre fois par jour car elle a de la domesticité pour préparer les repas.  Chez Victor Hugo en particulier, on voit le décalage entre la province qui a gardé l’ancien rythme et Paris qui s’est accoutumé à cette nouvelle règle de vie. D'après ce romancier, elle s’imposerait progressivement dans la capitale dès les débuts de la Restauration (sic).

Illustration non présente dans l'ouvrage

Les romanciers relaient les gastronomes dans l’idée d’évaluation de la qualité des repas servis dans un restaurant, qu'il y a des lieux chez soi pour manger et d'autres inadaptés (même si cela se fait dans certains milirux) et qu’on remarque des bonnes (donc des mauvaises) manières de se tenir à table à la fois en mangeant et en conversant. Le continent noir, comme disait Freud, est une fois de plus la femme car on dispose de peu d’informations sur son mode de vie alimentaire si ce n’est qu’elle essaie de manger le moins possible. Ceci amène donc à rendre plus précoce qu’on ne le pense la perte du goût pour les femmes bien en chair.

D'autre part gourmandise et érotisme sont associés, la femme apparaissant comme une gourmandise. Une réflexion personnelle nous est venue que le nouveau sens de "gourmandine" pourrait en découler, en effet alors que ce mot désigne depuis au moins le XIVe siècle une femme qui aime faire bonne chère, il va prendre, pour le XIXe siècle, le sens de "fille aux mœurs légères" et ne plus renvoyer à sa première signification. Ces romanciers participent à la construction de l’idéal du gourmand, mais ils ont assez de regard critique sur leur société, pour ne pas pointer les points noirs de ce mythe.     

Il y a beaucoup d’informations à glaner dans cet ouvrage comme on peut maintenant s’en douter. De la conclusion, nous retirerons ceci :

« l’emploi que les romanciers font du discours gastronomique semble osciller entre l’identification et la mise en question : la valorisation des facteurs matériels côtoie, dans les romans, la dénonciation de leurs effets dévastateurs sur l’âme et le corps de l’individu » (page 178).

Le jury du Marron Littéraire, prix de l’Art de Vivre, dont le thème est "la Gastronomie et les produits du terroir" pourrait, à la mi-octobre 2017, récompenser cet ouvrage qui fait partie de la petite dizaine des sélectionnés. 

Pour connaisseurs Aucune illustration

Benjamin

Note globale :


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Idfm radio Enghien 98fm de 16 h à 18 h « Les chemins de l’âme, mémoire vive des poètes de la Génération de 27 » à l'antenne

Samedi 22 juillet, « Les chemins de l’âme, mémoire vive des poètes de la Génération de 27 » de Jeanne Marie.
 présentés par Laurence Ducournau "Les mots, des livres !" Idfm radio Enghien
Le samedi de 16h à 18 h  www.idfm98.fr


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Des commentaires... Los caminos del alma / Les chemins de l’âme - Jeanne Marie

... A la veille de m'envoler pour un mois au Chili, je peux prendre quelques minutes comme promis pour te dire que j'ai fini ce matin la lecture de ton anthologie, et te féliciter chaleureusement. C'est un très beau choix de poèmes, excellemment traduits, des traductions - et un volume, de manière plus globale - qui rendent justice à cette "génération" exceptionnelle, jusque dans le choix de quelques poètes, hommes et femmes, moins connus, à côté des "classiques", idem pour le choix de certains poèmes, pas parmi les plus connus.

Donc, mille fois bravo, j'ai même découvert ou redécouvert des pièces poétiques que je ne connaissais pas et des auteurs/trices rarement fréquenté(e)s, que j'ai envie de mettre au programme de littérature de mes cours de Licence...
*
Angel Yanguas, neveu du poéte Luis Cernuda qui vit à Séville :
Chère Jeanne Marie,
je viens de récupérer au bureau de poste les exemplaires de l'anthologie Les chemins de l'âme (nous étions en voyage quand ils sont arrivés). J'aime beaucoup l'édition : bien soignée et élégante. Compliments, bravo et transmettez mes félicitations à Gilbert Trompas.
Un salut très cordial.
*
Les  félicitations de la part des héritiers ou représentants de Josefina de la Torre, Damaso Alonso, Ernestina de Champourcin, Juan José Domenchina, Emilio Prados.
*

 

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La République du Centre : Les vers inédits de Charles Péguy enfin publiés

Péguy 1/2 Juillet 2017

Péguy 2 Juillet 2017


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Karen BECKER sélectionné pour le Prix du Marron Littéraire, Prix de l'Art de Vivre 2017

Sous l’égide de la Confrérie du Marron de REDON en BRETAGNE, nous avons le plaisir de vous annoncer que le jury du
Marron Littéraire, Prix de l’Art de Vivre 2017, dont le thème est « la Gastronomie et les produits du terroir », a sélectionné
l’ouvrage suivant édité par votre maison :
« Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle »
de Karin Becker, Editions Paradigme
Le jury est présidé par Irène FRAIN, Ecrivain et journaliste,
assistée de
Alain-François LESACHER, Ecrivain, secrétaire de l’Association des écrivains de l’Ouest
Elodie LE MELEDO, Directrice des Affaires culturelles de la Communauté de Communes du Pays de Redon
Noëlle MENARD, Chancelier de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire
Jean-Yves PAUMIER, Ecrivain, chancelier d’honneur de l’Académie littéraire de Bretagne et des Pays de la Loire
Bernard RIO, Ecrivain et journaliste


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Livres Hebdo : Anthologie espanola

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Magcentre.fr : les 2000 vers inédits de Charles Péguy enfin publiés

Magcentre juin 2017


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2 000 vers inédits de Charles Péguy enfin publiés

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Jean-Pierre Sueur, sénateur du Loiret : 2 000 vers inédits de Charles Péguy enfin publiés

C’est un événement qui est passé inaperçu. On le doit à Romain Vaissermann qui a récemment publié aux éditions Paradigme une version complète de « La Tapisserie de Sainte-Geneviève et de Jeanne d’Arc » de Charles Péguy parue le 1er décembre 1912 dans les Cahiers de la Quinzaine comprenant, pour la première fois, deux mille vers inédits qui figurent dans les manuscrits mais n’avaient jamais été publiés, pas même en 1912 !
http://jpsueur.blog.lemonde.fr/2017/05/29/2-000-vers-inedits-de-charles-peguy-enfin-publies/

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Sur le facebook de la Librairie Gallimard,

Fondée en 1700 sous les arcades de la Comédie-Française, réinstallée rue Saint-Honoré en 1906 et rachetée par Gallimard en 1986.

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Karin BECKER invitée de La Nuit spéciale Balzac sur FRANCE CULTURE

Émission diffusée dans la nuit du samedi 06 au dimanche 07 mai 2017, à partir de minuit. La Nuit spéciale - Balzac reçoit Karin Becker, qui publie "Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle", un essai dans lequel elle explique comment Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Maupassant et Zola entretiennent un dialogue fructueux avec les gastronomes de l’époque...

Karin Becker : "Balzac était fasciné par le culte de la gourmandise de son temps"
La Nuit spéciale - Balzac reçoit Karin Becker, qui publie "", un essai dans lequel elle explique comment Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Maupassant et Zola entretiennent un dialogue fructueux avec les gastronomes de l’époque... Couverture de l'essai "" de Karin Becker• Crédits : éditions Paradigme Une panthère amoureuse… réfugiée dans le 16ème arrondissement de Paris - très précisément dans la Maison de Balzac ? En quelque sorte, oui : c’est au hasard des salles de ce délicieux musée que nous pouvons, jusqu’au 21 mai, voir illustrée la nouvelle de Balzac Une passion dans le désert. 13 toiles, signées – collectivement - Gilles Aillaud, Eduardo Arroyo et Antonio Recalcati.Yves Gagneux, conservateur des lieux, nous a raconté comment est née l’exposition et comment, dans les années 60, ont été peintes ces toiles. Karin Becker, universitaire allemande, évoque, pour sa part, la place de la gastronomie dans La Comédie humaine. Et, grâce aux archives, nous passons la nuit avec Vautrin, la Duchesse de Langeais et César Birotteau…Karin Becker, enseigne la littérature française en Allemagne, elle publie , un essai dans lequel elle explique comment Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Maupassant et Zola entretiennent un dialogue fructueux avec les gastronomes de l’époque... Elle explique : Balzac est ancré dans la société gourmande de son siècle, il est fasciné par le culte de la gourmandise de la capitale. De l'autre côté il connait bien les moeurs de province qu'il décrit d'une façon souvent ironique : les gourmands de la province visent-ils la qualité ou la quantité ? Doit-on alors distinguer gourmandise et gloutonnerie ? [...] Mais il fait par ailleurs l'éloge des cuisinières de province, de véritables génies ignorés.... Ecouter . Production : Philippe Garbit Réalisation : Virginie Mourthé Avec la collaboration de Hassane M'Béchour Indexation web : Sandrine England, Documentation Sonore de Radio France

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STUDI MEDIEVALI Image et images du Moyen Âge. Mélanges en l’honneur de Jacques Charles Lemaire.


Textes réunis par ALAIN GOLDSCHLÄGER, Orléans, Éditions Paradigme,
2014, pp. 186 (Medievalia. Collection dirigée par Denis Hüe, 84). –

Il volume è un omaggio alla figura di Jacques Charles Lemaire, « un des maîtres de la recherche en codicologie et un des chercheurs internationalement reconnus en matière d’édition et d’analyse des textes du Moyen Âge français », del quale è possibile stimare la poliedricità degli interessi e l’estesa produzione scientifica leggendo la Vita e l’elenco delle pubblicazioni nel libro qui presentato. I dieci studiosi, di diversa provenienza, che hanno offerto i loro contributi alla miscellanea riprendono le linee di indagine e gli approcci seguiti da Lemaire nell’ambito dei suoi studi sul Medioevo. I saggi proposti, oltre a coprire un arco cronologico piuttosto vasto, abbracciano tematiche e campi d’indagine differenti. Questa varietà, in linea con l’intento dichiarato nella premessa a firma di Alain Goldschläger di rinviare « à la pluridisciplinarité globalisante des travaux de Jacques Lemaire », rappresenta indubbiamente un valore aggiunto nell’ottica del dialogo
tra discipline.
Alla letteratura medievale sono dedicati i primi quattro saggi. François Suard, Quelques variations médiévales sur le personnage de Roland (pp. 45-58) mette in luce l’abilità di alcuni scrittori medievali nel promuovere nuovi eroi attraverso il confronto con la figura di Rolando. Partendo dal testo di Oxford lo studioso traccia una nitida immagine di Rolando, modello epico per eccellenza, e del suo rapporto con Oliviero: nonostante l’amicizia che li lega, l’eroismo smisurato del primo – per il quale « l’univers entier vacille » – supera inevitabilmente le doti del secondo. Questo necessario punto di partenza è occasione per evidenziare alcuni passaggi, contestualizzati nel più vasto ambito di riferimento, di opere scritte tra XII e XIV secolo (con un’interessante apertura verso il Quattrocento e il Cinquecento) nelle quali il ‘confronto’ tra Rolando e un’altra figura subisce un’evoluzione. In Girart de Vienne lo sguardo viene proiettato prima di Roncisvalle quando, durante un conflitto tra Carlo Magno e uno dei suoi vassalli, Rolando e Oliviero si trovano su fronti opposti. Contrapponendo i due Bertrand de Bar-sur-Aube trasforma gradualmente Oliviero da nemico ad amico di Rolando eleggendolo, contestualmente, a pari degno di lui. Nella prima parte di Fierabras l’eroe entrerà in una sorta di competizione con Oliviero e resterà relegato inizialmente in secondo piano, l’oblio si rivelerà tuttavia temporaneo poiché il resto del testo è teso a riabilitare la figura dell’eroe. Questa sorta di ‘frattura’ interna, seguendo la lettura di Suard, si spiega con la necessità di elevare Oliviero al livello di Rolando ponendo i due sullo stesso piano e restituendo solo successivamente al nipote di Carlo il giusto ruolo. Con Renaut de Montauban, accanto alla figura dell’eroe epico, vedremo comparire un nuovo personaggio: prima di avvicinarsi Rolando e Renaud percorreranno due strade parallele  trovandosi poi su due fronti opposti, entrambi dimostreranno il loro valore ma – in questo caso – non nascerà una ‘coppia’ di eroi stabile. La figura di Rolando è qui caratterizzata da alcuni tratti negativi (come del resto già in Girart) e utilizzata per consentire l’emergere di un nuovo eroe dotato di autonomia, nonostante ciò l’immagine e le doti di Rolando non vengono messe in discussione. In Gui de Bourgogne più di un’ombra viene gettata su Rolando e l’evolversi delle vicende, che pure si concludono con il poeta che annuncia la battaglia di Roncisvalle, non comporta invece necessariamente una lettura pienamente favorevole all’eroe. Sarà in ogni caso l’Ogier del Myreur des Histors ad avere nettamente la meglio: Rolando si troverà addirittura a dover chiedere grazia all’eroe emergente
e, a dispetto di una conclusione sostanzialmente positiva, risentirà a lungo
termine della sconfitta (claudicando per tutta la vita). Uno svolgimento tanto
sfavorevole a Rolando sembra comunque rappresentare una sorta di eccezione
nell’ambito dei romanzi medievali, Jean d’Otremuse privilegia chiaramente
Ogier (peraltro protagonista di un’altra chanson de geste, perduta, a firma dello
stesso autore) a scapito di Rolando che tuttavia rimane il metro con cui misurare
il valore di Ogier. Anche tra XIV e XVI secolo, quando l’immagine di Rolando
si rinnova secondo direttrici differenti, egli rimane un indiscusso punto di
riferimento; una figura alla quale gli scrittori non intendono rinunciare.
L’interesse per la dimensione del ricordo, e per i verbi che lo esprimono, è
al centro dello studio di Philippe Logié, Souvenir et aventure dans l’Énéas et chez
Chrétien de Troyes (pp. 59-66). Attraverso il confronto tra un brano tratto dal
Roman d’Eneas (édité par J.-J. Salverda de Grave, Paris, 1983, v. 9794-9810) e la
sua fonte, l’Eneide di Virgilio (XII, 938-949), lo studioso ci introduce all’inarrestabile
e sconvolgente invasione del passato nel presente in alcuni romanzi medievali;
un’irruzione inserita dall’autore con un certo grado di ben ponderata casualità
ma determinante nello svolgimento dell’azione. Di questa funzione della
memoria Logié ci offre diversi esempi analizzando alcuni passaggi delle opere di
Chrétien de Troyes in cui l’emergere del ricordo può condurre ad un esito positivo
(la scoperta dell’amore nel Cligès) o interrompere una condizione in cui il
protagonista è ‘bloccato’ (l’abbandono ai piaceri dell’amore in Érec et Énide, l’eccessiva
dedizione ai doveri del cavaliere in Yvain) ma, indipendentemente dal risultato,
apre sempre la strada a nuove possibilità. In questo intreccio tra memoria
e caso che, uniti, sono un agente scatenante dell’effetto, il ricordo non sembra
dipendere dalla volontà del personaggio e può rappresentare a seconda delle
situazioni (Perceval) « une malédiction ou une bénédiction ».
Ritroviamo alcune delle figure citate nei contributi precedenti, indagate sotto
un diverso punto di vista, nel saggio di Yves Ferroul, Les réactions à la naissance
de la culture hétérosexuelle dans les romans d’aventure des XIIe et XIIIe siècles (pp.
67-78) il quale propone un’interessante lettura trasversale dell’amore tra uomo e
donna nei romanzi medievali. La ricerca di Ferroul muove dalla disamina di alcuni
testi, che citerò a breve infra, nei quali egli rintraccia una certa mal celata
riluttanza ad accettare il modello di coppia ‘eterosessuale’. Se il rapporto tra Rolando
e Aude non ha un ruolo centrale nella storia poiché l’eroe della Chanson
è comunque votato ad alti ideali, le traversie amorose che rinveniamo ad esempio
in Yvain - Érec et Énide - Perceval ci mostrano, dal punto di vista considerato,
un percorso sostanzialmente diverso. Lo svolgimento delle vicende tende a
rivelare una concezione negativa dell’amore, soprattutto se messo a confronto
con l’ideale cavalleresco. Da un lato emergono delle donne troppo interessate
all’avanzamento sociale offerto loro dall’amato (Énide e Laudine) o comunque
alla ricerca di un campione (Blanchefleur), dall’altro degli uomini che promettono
fedeltà e non mantengono (Perceval, Guinglain) e, anche per questi ultimi,
gli aspetti sociali non sono irrilevanti (quantomeno per la famiglia d’origine,
pensiamo ad esempio al padre di Floire o alla zia di Galeran). Così Chrétien de
Troyes apre sia a scenari amorosi sia alla critica sulle dinamiche della coppia.
Nel quadro generale si crea inoltre uno sbilanciamento poiché amore e cavalleria
sembrano non poter assumere pari importanza nella vita di un uomo, che rischia
di vedersi irrimediabilmente degradato ad una sorta di lacchè della fanciulla.
Per salvare le circostanze alcuni scrittori erano disposti a trovare soluzioni artificiose,
divertenti, talvolta eccessivamente pragmatiche (il siniscalco propone a
Méraugis e Gorvain di spartirsi la donna amata un mese ciascuno, evitando un
inutile duello, Raoul de Houdenc, Méraugis de Portlesguez) che veicolano un
messaggio a senso unico: il cavaliere, per mantenere la sua integrità, deve votarsi
ad una causa più alta (Gui de Warewic, Perceval). L’amore eterosessuale, come
rileva Ferroul, permette dunque agli autori di XII e XIII secolo di esplorare
nuove possibilità narrative ma non ne sono rapiti e tendono a rivelarne prevalentemente
i limiti. Tale resistenza sembra emergere prepotentemente tra le righe
dei romanzi secondo due direttrici principali: rifiuto dell’amore quale elemento
significante in grado di dare ‘valore’ ad una vita, impossibilità ad accordare
alla donna un ruolo rilevante nell’esistenza di un uomo. Il modello di coppia
che vede due persone di sesso opposto scegliersi, amarsi e vivere insieme la
sessualità, che pare trovare a partire dal XII secolo uno dei punti di snodo cruciali
nell’affermazione di un’ideale fondamentale per le pratiche sociali del XX
secolo, incontrerà dunque inizialmente una certa resistenza. Tale ostilità obbliga,
tra l’altro, a valutare caso per caso il messaggio che l’autore intendeva effettivamente
veicolare in rapporto alla ricezione concreta da parte dei lettori: due elementi
che non sempre coincidono.
Un po’ più lontano, tra XV e XVI secolo, ci conduce l’intervento di Denis
Hüe, Meschinot, un témoignage édité (pp. 79-90) con un’indagine sul volume,
pubblicato a Londra nel 1580, di Humpfrey Gifford, A Poesie of Gilloflowers (ed.
in The complete poems and translations in prose of Humpfrey Gifford gentleman, 1580,
A. B. Grosart, 1875). Il libro, dalla struttura non troppo usuale, presenta prima
una serie di traduzioni: lettere di Claudio Tolomei, testo di Meschinot e aneddoti
italiani, seguite da opere di Gifford – poesie acrostiche o parafrasi di testi
morali ed enigmi in versi. Dopo avere indagato le possibili ragioni delle scelte
compiute da Gifford, lo studioso si sofferma con particolare attenzione sulle in
terpretazioni del testo di Meschinot date da A. de la Borderie e Ch. Martineau-
Genieys (rispettivamente in Jean Meschinot, sa vie et ses oeuvres, ses satires contre
Louis XI, Bibliothèque de l’École des Chartres, 1895; Les Lunettes des Princes de
Jean Meschinot, Genève, Droz, 1972); rilevando punti di forza, criticità e proponendo
nuovi e interessanti spunti di riflessione in merito. Segue l’analisi della
Supplicacion du Banny de Liesse, testo allegorico in prosa che porta in scena un
mondo doppio in cui alla realtà ufficiale si sovrappone un universo parallelo ove
dominano le personificazioni, per il quale lo studioso individua anche possibili
antecedenti e successivi debiti. Come rileva Hüe l’opera porta in scena figure
senza tempo, destinate a trovare un vasto pubblico, espressioni di una angoscia
individuale che suscita inevitabilmente empatia nel lettore.
All’interpretazione dei testi sono dedicati i due contributi successivi. Bruno
Roy, L’Estoire del saint Graal: un nouveau fragment (pp. 91-98) presenta un bifolium
conservato presso l’Universiteitsbibliotheek di Gand, raccolta HS 2749, che
a buon titolo si va ora ad inserire nella rete di testimoni che hanno tramandato
sino a noi l’Estoire. Alla descrizione materiale del frammento, attribuito ad una
mano di XIV secolo, il cui testo risponde ai paragrafi 119-133 dell’edizione di
Jean-Paul Ponceau (L’Estoire del saint Graal, Paris, 1997, I, pp. 76-85), 55-60 di
Gérard Gros (Joseph d’Arimathie, in D. Poirion - P. Walter, Le Livre du Graal, I:
Joseph d’Arimathie, Merlin, Les Premiers faits du roi Arthur, Paris, 2001, pp. 66-77),
segue il suo inquadramento nell’ambito delle tre redazioni alle quali sono riconducibili
i manoscritti fino ad oggi noti: versione lunga, corta e mista. Lo studioso
esamina nel dettaglio alcune omissioni nel testo di Gand in rapporto alla versione
lunga e conclude trascrivendo inizio e fine del frammento, integrandolo
con un manoscritto della versione corta usato da Gros per la rispondente sezione
del romanzo.
Annette Brasseur dedica il suo studio, L’image des cinq sens dans le Miserere
du Renclus de Moiliens, édition partielle avec sa mise en français moderne (pp. 99-108),
al manoscritto Bnf. fr. 1763, anc. 7837, Colbert 6013. L’opera, datata alla fine
del XIII secolo, contiene il Miserere e il Roman de Carité. La studiosa estrapola
una parte del Miserere, rispondendo anche al non facile compito di rispettarne la
forza espressiva e le specificità linguistiche proponendo il testo in francese moderno.
Una breve introduzione consente di accedere con immediatezza ai processi
interni del testo, successivamente vengono presentate la struttura materiale
del manoscritto e la metodologia di analisi adottata. Nel testo riportato, Renclus,
dopo avere avanzato alcune questioni ‘esistenziali’ sull’uomo offre al lettore
un’immagine dei cinque sensi, facendo leva sui rispettivi organi, lontana da
complesse astrazioni. I sensi si configurano essenzialmente come elementi ambivalenti
e tendenzialmente negativi nella vita dell’uomo che, tuttavia, ha a sua
disposizione altri quattro servitori ben più fedeli: Paura (di Dio), Dolore, Gioia,
Speranza. Per quanti volessero accedere rapidamente al testo completo, segnalo
che il manoscritto è consultabile online sul sito Gallica (il brano presentato risponde
all’incirca ai ff. 34a-44b).
Alla codicologia e alla miniatura sono dedicati i tre saggi successivi. Marc
Gil, in La théorie de l’atelier et de l’officine dans la miniature septentrionale (L. Delaissé):
modèles alternatifs à la lumière des sources et de la recherche actuelle (pp. 109-128),
presenta una lucida analisi dell’evoluzione degli studi sulla miniatura fiamminga.
Partendo dalla mostra Miniatures flamandes, tenutasi nel 2011-2012 a Bruxelles e
Parigi, riporta la nostra memoria all’esposizione del 1959 La miniature flamande.
Le mécénat de Philippe le Bon svoltasi a Bruxelles, Amsterdam e Parigi – che pos
siamo considerare come una sorta di spartiacque nel campo delle ricerche – e
sul catalogo redatto da Léon Delaissé. Lo studioso tracciava un nuovo quadro di
riferimento per i manoscritti miniati in epoca borgognona, basato in gran parte
sulla codicologia: analizzando un certo numero di opere, integrando dati materiali,
tipo di scrittura, natura dei testi, miniature e decorazione secondaria, Delaissé
giunse alla conclusione che nel Medioevo esistevano delle case editrici (nel
senso moderno del termine). In questo contesto sono stati attribuiti all’editore
sia l’organizzazione e la trascrizione del testo sia altri compiti quali ad esempio
decorazione e illustrazione; talvolta tuttavia il lavoro del miniaturista veniva
considerato completamente indipendente. Si faceva così strada una distinzione
tra officina dell’editore e atelier del miniatore, in cui i rapporti devono essere
analizzati di volta in volta, nonché una suddivisione cronologica in tre periodi
(pre-borgognone, borgognone e post-borgognone). Gil si concentra dunque sulle
reazioni degli studiosi alle ipotesi formulate da Delaissé prestando attenzione
alla fortuna critica e alle obiezioni avanzate, con particolare riferimento a Antoine
De Schryver e Anne van Buren, giungendo fino a ricerche recenti che – attraverso
il vaglio delle fonti – hanno messo concretamente alla prova le ipotesi
di Delassé. Particolarmente significativi si rivelano gli studi sulla contabilità, in
grado di dare il giusto rilievo ai complessi rapporti tra le diverse figure coinvolte
nella realizzazione del manoscritto miniato. Gil riesce a ricostruire criticamente,
in poche pagine, quasi sessant’anni di studi suggerendo altresì nuovi spunti di riflessione.
Le conclusioni soddisfano pienamente: Delaissé ha tentato un’ipotesi
audace, basata sull’archeologia del manoscritto, che ha avuto senza dubbio il
merito di favorire il moltiplicare degli studi aprendo altresì la strada alla ricerca a
tutto tondo del manoscritto; « archives, codicologie, iconographie et style, mais
aussi histoire du milieu urbain, des collections et du marché de l’art participent
désormais pleinement du champ d’étude du manuscrit médieval ».
Lucien Reynhout, Calliope exarans: à propos de quelques colophons poétiques
dans les manuscrits de la Bibliothèque royale de Belgique (pp. 129-150) porta la nostra
attenzione su tre colophon estratti da manoscritti conservati nella Biblioteca reale,
BRUXELLES: ms. II 977, f. 1rb; ms. II 979, f. 129r; ms. II 1072, f. 1v. Si tratta rispettivamente
del colophon del copista Lambertus, del colophon riferibile al perduto
manoscritto copiato da Lambert d’Hautmont, e di un “colophon editoriale”
di una raccolta agostiniana. Ogni opera è descritta accuratamente nella sua
struttura materiale, ne vengono date indicazioni sui contenuti e (per quanto
possibile) un inquadramento entro il suo originario contesto di riferimento. Seguono
l’analisi codicologica e paleografica, la disamina sulla contemporaneità o
meno di manoscritto e colophon, annotazioni sul copista. Reynhout non intende
solo fornire una meticolosa analisi dei colophon ma anche portare all’attenzione
della critica la quantità di informazioni che sono in grado di fornirci. Essi
si rivelano infatti strumenti utili sia all’identificazione del copista sia all’inquadramento
delle sue abilità, che consentono di farne una figura pienamente partecipe
al processo creativo.
Un altro tipo di testimonianza è al centro del lavoro di Christiane Van den
Bergen-Pantens, Héraldique et codicologie: le cas du Bruxellensis IV 1249 (pp. 151-
160) che porta alla nostra attenzione un armoriale tascabile di XIV secolo; recente
acquisizione della Biblioteca reale del Belgio. L’autore insiste in primo
luogo giustamente sull’importanza di queste opere, recentemente rivalutate dalla
critica ma ancora lasciate troppo in margine agli studi. Dopo averne delineato le
varie tipologie, mette in rilievo le abilità degli esecutori materiali dell’opera,
l’importanza del contesto storico di produzione, il variare della loro funzione
nel corso del tempo. Van den Bergen-Pantens ci fornisce una dettagliata descrizione
e un primo inquadramento dell’opera sopra citata, verosimilmente da collocare
tra il 1384 e il 1404, anticipazione di un’edizione completa dell’armoriale;
a quest’occasione è rimandata l’identificazione degli scudi nel loro complesso.
Chiude la miscellanea il saggio di Alain Goldschläger, De l’utilité du Juif au Moyen
Âge (pp. 161-174). Dopo un’introduzione nella quale lo studioso accenna alle
difficoltà con le quali l’Ebreo doveva misurarsi nel Medioevo, pone l’accento sulla
complessità e varietà delle interazioni sociali tra ebrei e cristiani. Del loro errare senza
riposo, visto all’epoca come una necessaria punizione nei confronti di coloro che
non avevano saputo accogliere il messaggio di Cristo, Goldschläger mette in luce
molteplici risvolti. Il costante peregrinare, accanto agli aspetti indubbiamente negativi,
dava anche loro occasione di intessere relazioni con persone di altri paesi portandoli
ad essere una sorta di trait d’union nell’ambito dei commerci. Necessariamente
poliglotti e dunque traduttori privilegiati, entravano rapidamente in contatto con
nuovi saperi e – di conseguenza – non di rado avevano a che fare con la loro divulgazione.
Anche in questo caso, la capacità di essere per certi aspetti all’avanguardia,
si rivela tuttavia una « position ambivalente car elle attire les foudres des forces réactionnaires
mais séduit les esprits curieux ou progressistes ». L’indagine sui rapporti
economici tra ebrei e cristiani si mostra altrettanto complessa. Come banchieri erano
necessari al traffico di denaro, la loro presenza assicurava inoltre fondi che potevano
essere presi in prestito (il loro successivo esilio consentiva eventualmente di
cancellare i debiti accumulati), ma in ogni caso guardati con sospetto e accusati di
usura (da intendersi come un prestito con interesse superiore al 2%). Una popolazione
da tassare, talvolta utilizzata come merce di scambio, dalla metà del secolo XII
accusata anche di omicidio rituale di bambini e per questo – se le circostanze lo richiedevano
– utilizzata come capro espiatorio. L’iconografia ha in diverse occasioni
supportato tali accuse partecipando al processo di creazione dell’Altro, talora con licenza
di fantasiosi e/o macabri dettagli. Goldschläger ci offre in questo saggio alcuni
interessanti esempi dei fattori che hanno contribuito a creare idee pregiudizievoli
nei confronti degli Ebrei, sviscerandone tuttavia soprattutto la complessa articolazione
delle interazioni sociali e intellettuali in rapporto al contesto.
In chiusura mi sia concesso sottolineare che, nel presentare un volume tanto
denso di spunti significativi, ho dovuto necessariamente optare per una selezione
dei contenuti tentando di modulare le scelte nel rispetto della varietà e complessità
degli argomenti trattati; quanti vorranno leggere il libro si renderanno
tuttavia conto che ogni singolo contributo va ben oltre quello che è stato qui
possibile evidenziare. Ogni intervento si distingue per la ricerca di un taglio trasversale
e per una grande attenzione all’interdisciplinarietà, caratteristiche alle
quali difficilmente si può dare il giusto rilievo in poche righe.
ELISA DI NATALE


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Courrier de la Guilde des Terroirs : Karin Becker dépeint excellemment le « siècle bourgeois », qui a inventé un culte de la bonne chère.

« Karin BECKER remet, pour le XIXe, en pleine lumière quelques-uns des textes dans lesquels la littérature confirme que le repas est cet espace-temps capital où se nouent les intrigues essentielles de la vie en société » (Pascal Ory, Préface). Tout est dit , ou presque...
Ce livre est en partie (en partie seulement) le fruit d’une thèse d'habilitation allemande Der Gourmand, der Bourgeois und der Romancier (Francfort-sur-le-Main, 2000). On pouvait craindre le pire, car trop souvent ce genre d’exercice universitaire est, peu ou prou, ennuyeux et s’apparente à du « copier-coller » des oeuvres de nos grands écrivains, tels que Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Zola, Maupassant… Or, il n’en est rien. Karin Becker dépeint excellemment le « siècle bourgeois », qui a inventé un culte de la bonne chère, sans abuser des extraits, tout particulièrement, des oeuvres de fiction, des romans et nouvelles de l’époque qui en constituent un reflet significatif.
On savoure la lecture du premier Chapitre sur l’Art culinaire ? Les romanciers encensent la table de « la Grande cuisine » (celle de Paris, des boulevards…), font la moue à la « table bourgeoise » (celle des ménages et donc des femmes), mais ils ne rechignent pas devant « les cuisines régionales » plus naturelles. Citant Balzac, dans La Rabouilleuse : « On ne dîne pas aussi luxueusement en province qu'à Paris ; mais on y dîne mieux ; les plats y sont médités, étudiés ».
Le Chapitre II sur les Aspects sociaux et moraux de l’alimentation s’ouvre par une étude renouvelée du discours alimentaire dans Les Misérables de Victor Hugo. Suit un exposé de la description, par les grands auteurs du XIXe, des lieux où l’on mange, soit la salle à manger des ménages riches ou pauvres et, d’autre part, les restaurants en tout genre (auberges, pensions de familles, cafés, établissements pouilleux ou, au contraire, sélects comme ceux du boulevard… des Italiens). Un passage instructif est consacré au temps où l’on mange. Suite logique,le Chapitre III s’intéresse Aux manières de table et partant à « l’homme sous contrainte ». Complète description des codes à respecter lors des « dîners priés » de la société huppée, avec bonnes et mauvaises manières de table, y compris les conversations à respecter ou, au contraire, les sujets qui fâchent, donc à éviter. Contraste saisissant : « le demi-monde » et le « monde ouvrier » de l’époque ne connaissent rien, ou si peu, aux bonnes manières.
Le Chapitre IV éclaire le mangeur du XIXe siècle et son corps, qu’il s’agisse du (gros) bourgeois gourmand ou de celui qui se met à suivre (déjà) un régime pour maigrir. Quant aux femmes : « mangent-elles ? ». « C’est un mystère », dit Balzac. De là à penser qu’elles ne savent pas manger ! De là, par contraste, la gourmandise féminine débridée renvoie à « un comportement monstrueux ».
Le Chapitre V ferme ce bon livre de Karin BECKER par le regard croisé de la gourmandise et l’érotisme, sujet omnipr ésent dans les romans réalistes et naturalistes du XIXe. Où l’on retrouve l’application de la théorie du sucré à la sexualité féminine et l’équation art culinaire et l’art amoureux. Ce chapitre jette également un oeil voyeuriste sur le tête-à-tête intime dans les cabinets particuliers (fermés) des grands restaurants des boulevards parisiens. L’ouvrage dépeint finalement, et admirablement, différents aspects du rapport complexe que les romanciers du XIXe siècle ont entretenu avec les discours des gastronomes de leur époque.


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Gastronomie et littérature au XIXème siècle de Karine Becker sur http://positiveeatingpositiveliving.blogspot.com/

Gastronomie et littérature au XIXème siècle est écrit par Karin Becker, enseignante de la littérature française à Münster en Allemagne. Ce livre est issu de la thèse d’habilitation consacrée à la gastronomie chez les romanciers français du XIXème siècle. Il édité aux éditions Paradigme.
« Gastronomie et littérature sont intimement liées dans la société gourmande du XIXe siècle. Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Maupassant et Zola entretiennent ainsi un dialogue fructueux avec les gastronomes de l’époque, imitant de très près leur discours si caractéristique. Romans et nouvelles évoquent – dans une intention soit affirmative, soit sceptique – l’art culinaire du temps, les aspects sociaux et moraux de l’alimentation, les contraintes de l’étiquette, la question du corps du mangeur et la relation entre gourmandise et érotisme. Relues dans cette optique, les oeuvres littéraires s’avèrent une contribution originale à la discussion sur l’art de la bonne chère. Car ces écrivains ont beau participer au culte de la gourmandise célébré par leur siècle, ils n’en dénoncent pas moins, grâce à une écriture largement ironique, nombre d’ambivalences.


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