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Revue de Presse
Mardi 27 novembre à 20h30 Les mardis littéraires de Jean-loup 75020
Armel Louis, libraire et éditeur à la Librairie La Lucarne des Ecrivains.
Mardi 27 novembre à 20h30 Les mardis littéraires de Jean-loup
 
"Poésie la Génération de Federico Garcia Lorca & les poètes de la Guerre Civile d’Espagne"
Avec Jeanne Marie, traducrtrice : anthologie bilingue Los caminos del alma/Les Chemins de l’âme, Nicole Laurent-Catrice  poétesse : Miguel Hernandez Chansons et refrains d’absence » , Francis Combes poète : anthologie bilingue Le Romancero de la Guerre d’Espagne.   entrée libre

Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie
24,50 €




Fabula, la recherche en littérature

Référence bibliographique : Nancy Freeman Regalado, L'Art poétique de François Villon. Effet de réel, Préface de Michel Zink de l'Académie française, Orléans, Paradigme, 2018, 224 p.

L’effet de réel est la marque de l’œuvre de François Villon, son secret poétique.

Les articles réunis dans cet ouvrage invitent le lecteur à voir l’effet de réel à l’œuvre dans les poèmes et à se demander comment l’art de Villon nous fait croire à son personnage et au monde qu’il représente.

Professeure à New York University, spécialiste de la littérature personnelle du Moyen Âge, l’auteure Nancy Freeman Regalado rassemble ici l’essentiel de ses travaux pour proposer un regard original et novateur sur le plus célèbre poète du Moyen Âge.

 

L’ART POÉTIQUE DE FRANÇOIS VILLON, EFFET DE RÉEL - Nancy FREEMAN REGALADO L’ART POÉTIQUE DE FRANÇOIS VILLON, EFFET DE RÉEL - Nancy FREEMAN REGALADO
24,00 €




Rassegna bibliografica : Le Jeu d’Adam

Nuova edizione con traduzione in francese moderno a fronte di quella che è tra le più antiche opere teatrali della tradizione europea. L’editore affronta nell’introduzione vari punti critici, fra i quali i più rilevanti per la conoscenza e l’interpretazione del Jeu sono la sua appartenenza al repertorio di una chiesa cattedrale o di un capitolo, la spiegazione delle irregolarità metriche come frutto dell’interventismo degli attori, la precedenza rispetto ai responsori latini (ai quali è dedicata una breve trattazione specifica) del testo volgare, che non deve quindi essere considerato una farcitura dei primi. Il libro comprende anche un’analisi linguistica del Jeu, che le ultime edizioni hanno in genere a torto trascurato (proprio da un adeguato studio linguistico possono venire delle buone indicazioni sull’origine del

testo): si tratta di uno scrutinio delle forme rilevanti del Jeu, attento – anche se un po’ rigidamente attestato sulle conclusioni della manualistica, ancorché buona (Fouché, Ménard, Pope, Short, G. Zink), senza un confronto con gli studi precedenti e con scarsa considerazione degli aspetti scriptologici – e che conduce a una localizzazione nel territorio del cosiddetto Grand-Ouest (dalla Normandia al Poitou), dunque in quello che fu lo «spazio plantageneto», importante come sappiamo per le sorti della cultura e della letteratura medievali, non soltanto francesi.

[walter meliga]


Le Jeu d'Adam - Christophe CHAGUINIAN Le Jeu d'Adam - Christophe CHAGUINIAN
25,00 €




Rassegna bibliografica : Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle

Karin Becker, Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle, Orléans, Éditions Paradigme, 2017,192 pp.

Karin Becker rassemble dans ce volume des articles  parus de 2003 à 2011, pour certains déjà présents dans sa thèse d’habilitation sur la gastronomie dans la littératurefrançaise du XIXe siècle (Der Gourmand, der Bourgeois und der Romancier. Die französische Esskultur in Literatur und Gesellschaft des bürgerlichen Zeitalters, Francfort, Klostermann, 2000, « Analecta Romanica »). Organisé, outre introduction et conclusion, en cinq  chapitres (« L’art culinaire vu par les romanciers », « Aspects sociaux et moraux de l’alimentation », « Les manières de table: l’homme sans contrainte », « Le mangeur et son corps », « La gourmandise et l’érotisme »), le livre étudie le lien entre les romanciers et le développement des arts de la table avec subtilité.

Les frontières sont parfois floues entre les auteurs de guides gastronomiques et de fictions littéraires, les écrivains, eux-mêmes souvent gourmands, n’hésitant pas à sauter le pas en se lançant comme Dumas dans un Dictionnaire de cuisine. Mais, même si les romans pratiquent l’effet de réel, ils sont des miroirs déformants du quotidien, chaque créateur donnant sa propre vision, orientée positivement ou négativement selon ses intentions. Ainsi Balzac et Maupassant se plaisent-ils à souligner le fossé entre cuisine des restaurants parisiens et des demeures privées provinciales, à scruter les rites du service de table, mais aussi à critiquer les idéaux du temps sur l’étiquette et les manières, les préjugés concernant la sveltesse féminine ou les risques de l’obésité et de l’addiction. Parodie et ironie s’introduisent subrepticement dans ce que les traités culinaires présentent plutôt avec emphase, rétablissant ainsi l’écart entre littérature et documentation. [lise sabourin]


GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER
22,00 €




Becker Karin
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Le comte de Sanois 1723-1799 André Caroff et Hélène-Claire Richard

... https://www.gregoiredetours.fr/epoque-moderne/lumieres/andre-caroff-et-helene-claire-richard-le-comte-de-sanois-1723-1799/

André Caroff et Hélène-Claire Richard, sur le comte de Sanois, nous en apprenne bien plus et avec des qualités toutes autres dans le contenu dans leur ouvrage sous-titré Une vie bouleversée par l’affaire de la lettre de cachet. Jean François Joseph Geffrard de la Motte voit le jour en 1723  près de Vitré en Bretagne, et perd son père alors qu’il a l’âge de treize ans. Toutefois c’est dans la famille de petite noblesse de son oncle qu’il a passé toute son enfance.  Après des études au collège de Vitré, Jean François Joseph Geffrard entre en 1745 dans le corps des Gardes françaises. Il combat durant la Guerre de Sept ans, celle qui se termine en donnant naissance aux expressions "travailler pour le roi de Prusse" et "bête comme la paix".  

En 1761 il se marie avec Anne Marie Louise Rulault une fille d’une famille qui possède le château de Sanois (près de Lagny, aujourd’hui en Seine-et-Marne) et c’est sous le nom de Comte de Sanois qu’il va entrer dans l’Histoire. Un titre qu’il porte après la mort de ses beaux-parents. En 1781, il achète à Paul Charles Cardin le Bret, greffier en chef au Parlement, la seigneurie de Pantin pour près de 190 000 livres. Pendant l'hiver très rigoureux de 1784, il apporte des secours aux Pantinois.

Au début du printemps 1785 il fuit à Lausanne par crainte de ses créanciers. À partir de là ses ennuis commencent, ils sont dus non avec un conflit avec ses créanciers mais avec sa femme. En effet une lettre de cachet est délivrée contre lui et c’est l’inspecteur Desbrugnières qui lui court après ; ce dernier était allé auparavant chercher Mirabeau et sa maîtresse en Hollande (Mirabeau est d’ailleurs parent de l’épouse du comte de Sanois).

Alors que l’on s’attendrait à le retrouver à la Bastille, en compagnie d’Hubert de Solages, il est enfermé à l’asile de fous de Charenton. À partir de là sa situation va donner lieu à débat dans la société cultivé de l’époque et les lettres de cachet abusives deviennent prétexte pour dénoncer le despotisme royal dans ces années qui précèdent de peu la Prise de la Bastille. On abolit les lettres de cachet par un décret en date des 16-26 mars 1790 pris par la Constituante.

Notre personnage va vivre encore plusieurs moments dramatiques jusqu’à son décès en février 1799 dans son logement de la rue Taranne à Paris, aujourd’hui cette voie a été rattachée au boulevard Saint-Germain. Les auteurs nous content également les destinées de l’épouse, de la fille et des petits-enfants du comte de Sanois et même évoquent un neveu et un petit-neveu ; ce dernier sert dans l’armée prussienne durant les guerres napoléoniennes et meurt devant Strasbourg le 28 juin 1815.

Penser que ce récit ne peut intéresser que des habitants (passés ou présents) de Pantin serait une lourde erreur, en effet c’est en particulier toute agitation prérévolutionnaire  que l’on nous faite connaître et ceci éclaire bien certains aspects du règne de Louis XVI. Par ailleurs on perçoit combien le conflit avec l’Église catholique a pu faire basculer dans la Contre-révolution une partie de la noblesse qui militait pour des réformes des institutions et de l’administration de la France avant 1789.   

Pour tous publics Quelques illustrations

Note globale :


LE COMTE DE SANOIS (1723-1799) : une vie bouleversée par l'affaire de la lettre de cachet - Hélène Claire RICHARD LE COMTE DE SANOIS (1723-1799) : une vie bouleversée par l'affaire de la lettre de cachet - Hélène Claire RICHARD
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Jeanne Marie au Marché de la poésie à Paris

marché de la poésie


Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie
24,50 €




De mémoire et d'amour de Marthe ARNAUD, Les Résistants alpins

Le Dauphiné Libéré


De mémoire et d'amour : Marcel Arnaud 1911-1945 - Marthe Arnaud De mémoire et d'amour : Marcel Arnaud 1911-1945 - Marthe Arnaud
5,50 €




Critique de Louis Delorme : LOS CAMINOS DEL ALMA

Cette anthologie regroupe, en édition bilingue espagnol-français, dix-sept poètes de la Génération dite de 1927  à cause de l’année, dont le plus connu est bien évidemment Federico Garcia LorcA. Jeanne Marie a adjoint à ce groupe cinq femmes poètes qui méritent bien d’y figurer et comme elle a raison de les avoir choisies ! L’époque des muses était déjà révolue dans l’esprit de ces femmes créatrices qui se sont imposées par leur talent et leurs activités littéraires.

 

    Les CHEMINS DE L’ÂME ? Il n’est pas nouveau si, peut-être un peu plus, dans le premier quart du XXe siècle, que les poètes s’interrogent sur l’âme. Qu’est-ce que l’âme ? Et quels sont les chemins que celle-ci emprunte ou ceux qui y conduisent ? « Le lecteur découvre, dans la traduction de Jeanne Marie, la prégnance des silences, autant de chants de l’âme que saint Jean de la Croix faisait déjà sourdre de l’invisible », écrit Françoise Morcillo, dans la préface. Il convient de bien situer cette poésie dans le début du XXe siècle ; ces poètes sont sensibles à la culture française du moment, représentée principalement en poésie par Paul Valéry. Des relations suivies existent aussi avec des poètes français de cette époque. On ne peut pas non plus les séparer de Salvador Dali, de Luis Bunuel et de Picasso qui, eux, ont choisi la France. Toutes et tous se sont engagés pour la République. Mais hélas, tout cela va déboucher sur la guerre civile et ses atrocités, la répression du régime franquiste et l’exil pour ceux qui réussiront à s’échapper.
    Au début de l'anthologie un hommage est rendu a Juan Ramón Jiménez qui, lui, appartient à la Génération 14 de la poésie espagnole mais qui a fortement influencé les poètes de la Génération 27. Beaucoup d’entre eux se réclament de lui qui a obtenu le prix Nobel de littérature en 1956 durant son exil. Sans oublier la paternité plus lointaine de Luis de Gongora (1561-1627), l’immense poète classique, auteur des Sonnets, dont on célébrait en 1927 en Espagne le tricentenaire de la mort.
    Pour chaque poète, Jeanne Marie a fait le choix de plusieurs poèmes ; ceux-ci sont précédés d’un portrait de l’auteur et d’une page de bio-bibliographie. On a plaisir à se plonger dans cette poésie, profonde mais facile d’accès. Chacun de ces poètes ( homme ou femme ) mérite qu’on s’attarde sur ses textes, qu’on prolonge la méditation, qu’on y revienne. Pour qui lit les deux langues le plaisir doit être encore plus grand. Grâce à cette précieuse traduction, on se rend compte combien la Poésie est universelle, parce qu'elle porte les valeurs de l’esprit qui est le propre de l’homme civilisé.
Louis Delorme

 

 


Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie Los caminos del alma / Les Chemins de l’âme - Jeanne Marie
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10 avril - 15 juillet 2018 Musée d'Orsay : Exposition Âmes sauvages. Le symbolisme dans les pays baltes

Les pays baltes, Estonie, Lettonie et Lituanie, se sont constitués en états indépendants peu après la fin de la première Guerre mondiale. Pour célébrer ce centenaire, cette exposition invite à découvrir le symbolisme balte, des années 1890 aux années 1920-1930.

Le symbolisme européen et l'émancipation de la conscience qu'il véhicule sont indissociables dans les pays baltes de leur indépendance. L'exposition retrace les jeux d'influences et de résistances à travers lesquels les artistes ont forgé un langage propre à leur univers.
En ayant recours aux éléments de la culture populaire, du folklore et des légendes locales, ainsi qu'à la singularité de leurs paysages, ils font émerger un art d'une réelle originalité.

Si l'on excepte le Lituanien Mikalojus Konstantinas Čiurlionis, peintre et compositeur mondialement célèbre, la plupart des artistes sont remis en lumière pour la première fois hors de leur pays.


Jaan KAPLINSKI - Raske on kergeks saada / Difficile de devenir léger Jaan KAPLINSKI - Raske on kergeks saada / Difficile de devenir léger
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Bradburne dans l'Homme Nouveau

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John BRADBURNE - Who knows not what to seek / Étrange vagabond qui ne sait quoi chercher John BRADBURNE - Who knows not what to seek / Étrange vagabond qui ne sait quoi chercher
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la librería Isla de Siltolá

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Occitan

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https://journals.openedition.org : Le Jeu d’Adam. Établissement du texte, traduction et introduction par Christophe Chaguinian

Une nouvelle édition du Jeu d’Adam – titre habituellement utilisé (mais pourquoi ?) pour l’Ordo representacionis Ade du manuscrit de Tours 927 – était urgente, et l’on ne peut que saluer le courage de Christophe Chaguinian de s’être attelé à la tâche et d’avoir songé aussi à nous procurer une traduction juxtalinéaire de ce texte en somme assez problématique1. C’est un texte classique, un moment essentiel dans le développement de l’écriture théâtrale, mais nous n’arrivons toujours pas à comprendre au juste ce que ce manuscrit représente précisément. Rappelons que ce texte, au XIIe siècle, se situe dans un contexte où il n’y a pas encore vraiment une écriture théâtrale, mais que le manuscrit de Tours nous transmet quelque chose qui, selon les normes des historiens du XIXe siècle tout comme peut-être selon celles de l’honnête homme de ce temps, relève de l’histoire du théâtre – et ce dans un ensemble de textes où il est difficile de déterminer où, exactement, commence et finit le jeu, surtout si l’on prend en compte qu’une représentation peut être plus qu’un texte d’auteur : c’est alors à l’éditeur qu’il incombe d’en faire, par la mise en page, du théâtre, un théâtre qui a pu être mais qui, à cause de multiples incertitudes, a tout aussi bien pu ne jamais exister. Entre le texte, le spectacle, le scénario ou le livret : nous avons du mal à comprendre nos documents, surtout quand ceux-ci émergent dans un vide. Ce Jeu d’Adam n’est pas une pièce de théâtre, mais on a voulu y voir, à juste titre peut-être, un texte – le terme a son importance – qui s’apparente à ce que nous appellerions aujourd’hui du théâtre. Cette instabilité du statut du texte a été, depuis les premières tentatives, le grand problème de l’édition de ce texte : quels éléments dans le manuscrit peut-on regrouper sous un ensemble qui serait ce « jeu dramatique », si le concept de « jeu dramatique » n’existe pas encore ? Comment, dans une telle situation, faire une édition critique de ce qui serait « le » Jeu d’Adam ? L’auteur se rend pleinement compte de tout cela, il le sait, il le comprend, mais il lui faut à partir de cela nous procurer une édition « critique » de l’ensemble qu’il considère comme le Jeu d’Adam. Par une intelligente mise en contexte de ce jeu dans le manuscrit, contenant aussi un jeu latin sur la Résurrection et des danses cléricales, Chaguinian situe la composition de la pièce au sein d’une grande église séculière et il formule même la « simple hypothèse » (p. 41) selon laquelle il faut songer à la cathédrale de Sens.

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Le Jeu d'Adam - Christophe CHAGUINIAN Le Jeu d'Adam - Christophe CHAGUINIAN
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Les écrivains, à table ! De Balzac à Maupassant, la littérature passe à la casserole par Thomas Morales causer.fr

Louis de funèsDepuis que Claude Sautet a rendu son tablier, les actrices ne mangent plus. Les marques de cosmétiques veillent au grain. Au royaume de l’image, le mécène est roi. On ne plaisante pas avec la balance commerciale et l’écriture inclusive. Nos belles plantes, retouchées à la palette graphique, acceptent tout, de se mettre à nu, de simuler l’acte sexuel pour les besoins d’un scénario mais ingurgiter des aliments à l’écran est leur nouvelle limite esthétique.

Un délicieux fond de sauce littéraire

Dans le roman français, même pente ascétique, la gastronomie est en sommeil comme le style. On se drogue gaiement, on boit par habitude, on s’allonge chez le psy et on prend sa petite personne pour la huitième merveille du monde, sans jamais passer par la cuisine. Le héros de papier moderne ne fume plus, ne conduit plus et ne mange plus mais qu’est-ce qu’il cause. Quelle meilleure saison que l’hiver, juste avant les fêtes, quand le temps commence à se griser pour profiter des plaisirs de la table et de la bibliothèque.
Aux éditions Paradigme, Karin Becker qui enseigne la littérature française à l’université de Münster (ça ne s’invente pas) en Allemagne a concocté une copieuse somme, Gastronomie et littérature au XIXe siècle, préfacée par Pascal Ory. Cet appel à la bonne chère se compulse comme un livre de recettes. La Confrérie du Marron de Redon l’avait sélectionné dans son prix littéraire annuel à l’automne dernier. En s’appuyant sur les œuvres de Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Zola ou Maupassant, ce professeur croise les sources, marie les genres et réussit un délicieux fond de sauce. C’est parfois roboratif car détaillé, précis, analytique, érudit et ce travail s’adresse à un public plutôt averti.

Oncle Bachelard et Cousin Pons

Quand on a obtenu une thèse de doctorat sur la casuistique amoureuse du Moyen Âge, on ne fait pas dans le fast-food. « Cette admiration sans faille de la « grande cuisine » du XIXe siècle s’explique en partie par le fait que les auteurs appartiennent eux-mêmes à cette élite du Paris-qui-dîne qu’ils cherchent à mettre en scène dans leurs romans. En se montrant connaisseurs de la culture gastronomique de la capitale, ils prouvent leur propre appartenance à ce milieu d’initiés, à cette société privilégiée, dont ils partagent dans une très large mesure les idées et les pratiques » souligne-t-elle. Tout y est, l’ombre de l’oncle Bachelard, la présence du Cousin Pons et des angles de vue tout à fait originaux et pertinents sur les liens entre cuisine bourgeoise et littérature naturaliste, par exemple. Les entrées consacrées à « La femme et l’alimentation : Mange-t-elle ? C’est un mystère » ou à « La gourmandise et l’érotisme » nous ouvrent l’esprit. Les différences entre cuisine régionale ou grande cuisine permettent de mieux décrypter la société du XIXe siècle, étudier les rapports entre le goût, la gourmandise et la gastronomie tout en aiguisant notre appétit de savoir. Le gras, c’est comme le cholestérol, il y a le bon et le mauvais. Alors, méditons cette phrase de Balzac : « Les destinées des peuples dépendent et de sa nourriture et de son régime ».


GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER
22,00 €




Becker Karin
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Society for French Studies, Oxford academic : Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle par Karin Becker

French studies

 

Gastronomie et litt ́erature en France au XIXe si`ecle. Par KARIN BECKER; pre ́face de PASCAL ORY. (Re ́fe ́rences, 26.) Orle ́ans: Paradigme, 2017. 191 pp.

Karin Becker’s study covers familiar ground, but does so in new ways, offering many fresh insights. Her corpus includes well-known, largely narrative works by Balzac, Baudelaire, Flaubert, Hugo, Zola, and Maupassant, analysed to explore ‘l’interaction entre gastronomie et litte ́rature en France au XIXe sie`cle’ (p. 9). Becker’s originality lies in the sceptical eye she casts upon gastronomic discourse and literature alike, and in her novel manner of conceptualizing the complex relationship between them. ‘Les e ́crits de gastronomes constituent un phe ́nome`ne ambivalent, car ils oscillent entre la volonte ́ de transmettre un savoir concret d’une part, et le plaisir de l’e ́vocation vague et suggestive d’autre part’, she contends (p. 16), refusing either to take this savoir at face value, or to fall naively under the spell of gastronomes’ lyrical incantations. To be sure, ‘les romanciers reprennent, dans de nombreuses sce`nes de repas, les topo ̈ı utilise ́s par les gastronomes’ (p. 17), and to some extent they do so in praise of the table, thus joining gastronomes in ‘la création de ce mythe culinaire, ce ́le ́bré en France et exporte ́ avec succe`s a` l’e ́tranger, ou` l’he ́ge ́monie de la cuisine franc ̧aise est peu souvent mise en question’ (p. 29). Yet realist and naturalist writers also use the period’s gastronomic commonplaces in subtler and more subversive ways: ‘la description de la culture gastronomique dans les romans repre ́sente, sous beaucoup d’aspects, une de ́construction ironique, sinon une critique de l’ide ́ologie en cours au XIXe sie`cle’ (pp. 2728), and in this sense literary works offer ‘une contribution originale a` la discussion contemporaine sur l’art de la bonne che`re’ (p. 9). Becker’s rich reflection on gastronomy and literature is remarkable in its attention to detail, focusing on such neglected matters as table manners, the role of personal hygiene, and the problematic status of women as diners, or scrutinizing what specific ingredients and their preparations might tell us about the relative refinement of the characters who serve them. Hosts, she notes, are not always ‘a` la hauteur du culte des initie ́s’ and thus ‘la demi-mondaine Nana fait servir une selle de chevreuil “a` l’anglaise”, donc bouillie et non roˆtie; et sa poularde, un animal peu distinctif, est somptueusement pre ́pare ́ “a` la mare ́chale”’ (p. 32). She also has a keen eye for what’s missing from texts: in particular, given writers’ insistence on ‘la perspective du consommateur, du mangeur bourgeois,’ she observes how ‘le point de vue des producteurs, et notamment des cuisiniers, est entie`rement e ́carte ́ de la narration’ (p. 21). Certain readers might wish for a greater variety of texts to be examined along the way — perhaps some less canonical popular novels, plays, poems, or works by women writers like famously gourmande George Sand. Yet Becker delivers on what she promises, through incisive readings of a nicely coherent corpus. And, in the process, she transforms our vision of the gastronomic world represented within the nineteenth-century novel. We discover a feast for the mind, perhaps not the sumptuous banquet we might have fancied, yet all the more piquant for the critical perspectives we gain through Becker’s analysis.

MICHAEL D. GARVAL doi:10.1093/fs/knx273 NORTH CAROLINA STATE UNIVERSITY


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Becker Karin
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Perspectives médiévales : Le Jeu d'Adam

Le Jeu d’Adam

Maria Colombo Timelli

Le Jeu d’Adam, établissement du texte, traduction et introduction de Christophe Chaguinian, étude linguistique du texte par Catherine Bougy, étude des répons par Andrea Recek, Orléans, Paradigme, « Medievalia » 85, 2014, 222 p.

Entrées d’index

Œuvres, personnages et lieux littéraires :
1Les éditions du Jeu d’Adam, monument du théâtre médiéval français, ne manquent certes pas – on en compte une dizaine au xxe siècle, auxquelles s’ajoutent deux éditions plus récentes encore : celle de Sonia Maura Barillari en 2010 (Roma, Carocci, avec traduction italienne) et celle de Véronique Dominguez en 2012 (Paris, Champion Classiques, avec traduction en français moderne). Christophe Chaguinian justifie donc son travail et cette nouvelle édition non pas par des raisons rattachées au texte au sens philologique – un seul manuscrit transmet le Jeu, qui pose néanmoins de nombreux problèmes à cause d’une versification particulièrement irrégulière –, mais par des questions d’interprétation. Il met notamment en question : (1) l’origine monastique de la pièce, qui appartiendrait au contraire « au répertoire d’une église cathédrale ou une importante collégiale » (p. 9) ; (2) la cause des irrégularités métriques, qu’il attribue non pas au copiste ou à la tradition manuscrite perdue, mais aux acteurs ; (3) le rapport entre répons en latin et pièce en français : plutôt que de voir dans les vers une farciture des répons, ceux-ci auraient été ajoutés dans un second temps.

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Journal O Povo : Jorge TUFIC, UN POÈTE OCÉANIQUE

Amazonie

UN POÈTE OCÉANIQUE

 

La poésie brésilienne compte parmi ses poètes des génies créatifs, quand ceux‑ci sont reliés à la réalité profonde, et, plus encore, à la réalité secrète (la plus vraie) ou peu visible aux yeux moins expérimentés ou moins attentifs, qui est celle des mythes ancestraux et de la force tellurique que cette Terra Brasilis recèle et engendre.

Un de ces génies créatifs est Jorge Tufic, Céarense né en Acre. La chose est curieuse : l’Acre, où accoururent par le passé des milliers de Céarenses, nous a fait le cadeau de ce poète qui « aux heures perdues [est] pasteur de brebis » des hautes constellations du ciel de la Phénicie, Libanais et Brésilien dont la vocation est l’univers des grandes manifestations de l’âme ; Jorge Tufic est poète avant toute chose, ou, autrement dit, il s’est consacré à l’art d’écrire des poèmes de façon viscérale, essentielle ; il est un de ceux qui cherchent avec une passion consciente le chemin qui mène à la rencontre de l’ineffable parole lumineuse de la vraie poésie. Cela est crucial, étant en même temps quelque chose qui transparaît à la vue du lecteur-créateur qui a le bonheur de découvrir son œuvre, bénéficiant de cette source de suggestions de la plus haute teneur, avant tout, humaine.

Les locuteurs d’autres langues ont déjà eu le plaisir de lire Jorge Tufic. Et maintenant, par une splendide opportunité, le poète sera publié dans l’idiome de Baudelaire, grâce au travail d’un orfèvre de la recréation, quand il s’agit de la transposition de la poésie en français ; je le dis, sans aucune crainte de proférer un non‑sens ou une hérésie : Jean‑Pierre Rousseau est, définitivement, le meilleur traducteur de la poésie brésilienne en sa langue pleine de prestige. C’est ce qu’est le français, spécialement dans le domaine de la littérature, vu l’inégalable production poétique des XVIIIe et XIXe siècles, par des poètes géniaux.

L’anthologie des poèmes de Jorge Tufic dans la traduction de Jean‑Pierre Rousseau s’intitulera Qu’adviendra‑t‑il de toi, Amazonie ? (Que será de ti, Amazônia?), édité par Paradigme, d’Orléans, au premier semestre de 2018. J’ai eu l’insigne honneur d’être invité à écrire la préface de cette  œuvre magnifique.

Qui connaît la poésie océanique de Jorge Tufic (il y a les poètes de cabotage et les poètes océaniques) et aura la curiosité de la lire en français, s’enchantera de cette rencontre qui paraît marquée depuis toujours, telle est la fidélité du traducteur aux méandres des igarapés que Tufic fait affluer dans un grand fleuve, pour ensuite les lancer dans les océans de toutes les latitudes. Reconnaissante est la poésie pour cette célébration.

 Luciano Maia

(Journal O Povo du 14 novembre 2017)
Céarense : habitant du Cearà, État du Nordeste du Brésil. (n.d.t.)
Acre :  État du Brésil, faisant partie de l’Amazonie. (n.d.t.)
Selon les mots du poète lui-même. (n.d.t.)
En français dans le texte. (n.d.t.)
Igarapés : cours d’eau mineurs de l’Amazonie. (n.d.t.)

 


Jorge TUFIC  Que será de ti, Amazônia ?/Qu'adviendra-t-il de toi, Amazonie ? Jorge TUFIC Que será de ti, Amazônia ?/Qu'adviendra-t-il de toi, Amazonie ?
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Catherine PELAGE sur Latitudes Caraibes

Passerelles en poésie


Basilio BELLIARD - Sueños isleños / Rêves insulaires Basilio BELLIARD - Sueños isleños / Rêves insulaires
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Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle sur gregoiredetours.fr/

La préface est de Pascal Ory, dont on connaît l’intérêt pour l’histoire culturelle. On en retiendra :

« Les nombreux exemples cités par Karin Becker confirment l’utilité des textes de fiction comme documents pour l’histoire : guère plus orientés que les textes normatifs (manuels de savoir-vivre, règlements divers), ils ont en revanche beaucoup plus de finesse dans le détail des pratiques et des discours. Dominé par l’impératif du réel, poussé dans l’école dite naturaliste jusqu’à la prétention scientifique, toute cette littérature ne peut se payer le luxe de trop distordre les comportements, faute de quoi elle perdrait tout son sens » (page 7).

L’auteure Karin Becker enseigne la littérature française à l'université de Münster (en Allemagnr) et elle s’intéresse ici aux œuvres de Balzac, Baudelaire, Joseph Berchoux, Brillat-Savarin, Flaubert, Alexandre Grimod de la Reynière, Victor Hugo, Maupassant et Zola. Toutefois il y a u fort déséquilibre entre le nombre d’ouvrages composant le corpus selon l’écrivain, en effet alors que Guy de Maupassant, Émile Zola, Gustave Flaubert et Honoré de Balzac sont présents avec au minimum quatre titres (et jusqu’à onze pour Balzac et huit pour Zola), les livres des autres auteurs sont réduits à la portion congrue.   

Je dois reconnaître que m’était inconnu Joseph de Berchoux, né  en 1760 dans la partie du Beaujolais qui sera rattachée au département de la Loire, il est décédé en Saône-et-Loire l’année 1839. C’est lui qui a inventé le mot "gastronomie" (étymologiquement "les règles de l’estomac"), un terme qui apparaît pour la première fois en 1801 dans le recueil de poèmes Gastronomie ou l'homme des champs à table. On retiendra, tiré du "Chant troisième, le second service",  ces vers :

« Racontez que dans Rome un barbot fut payé 

Plus de deux cents écus : argent bien employé, 

Qui fit dire à Caton, dans son triste délire, 

Qu’il ne répondait plus du salut de l’Empire.

Ajoutez que dans Naples un généreux tyran

Paya cent écus d’or la sauce d’un faisan. »

Le "généreux tyran" en question est Abû `Abd Allâh Muhammad V al-Hasan un des sultans hafsides. En charge d’un royaume couvrant un peu plus que la Tunisie actuelle, il a usurpé le pouvoir en 1526 mais se le fit prendre par Barberousse qui y gouverna au nom de l’Empire ottoman (comme il le faisait déjà autour d’Alger). Abû `Abd Allâh Muhammad V al-Hasan partit en exil et obtint l’appui de Charles Quint, d’où sa présence à Naples en 1535 et d'ailleurs une occupation espagnole de plusieurs ports tunisiens par les Espagnols au milieu du XVIe siècle.

Alexandre Grimod de la Reynière est né aussi au siècle précédent (1760) et mort en 1837, on lui doit la phrase qui nous sert de titre et l’Almanach des Gourmands qui paraît en huit volumes entre 1803 et 1810.

Carte du Second Empire (antérieure à 1860), associant productions gastronomiques et chemins de fer. Illustration non présente dans l'ouvrage

L’ouvrage Gastronomie et littérature en France au XIXe siècle est divisé en cinq chapitres respectivement intitulés : L’art culinaire vu par les romanciers, Aspects sociaux et moraux de l’alimentation, Les manières de table : l’homme sous contrainte, Le mangeur et son corps, La gourmandise et l’érotisme : il en est de l’amour comme de la cuisine.  

De Balzac, on connaît l’addiction au café et il y a vingt ans le Musée Balzac à Saché (en Touraine) avait proposé une exposition temporaire sur ce sujet. Par ailleurs l’on sait que la petite cafetière en porcelaine de Limoges, dont se servait jusqu'à cinquante tasses par jour, est présentée la Maison-musée de Balzac dans le XVIe arrondissement parisien. Pour cet auteur la sauce serait "la gloire de la cuisine française" et "le triomphe du goût". C’est d’ailleurs l’ouvrage Le cousin Pons que l’on voit le personnage s’enthousiasmant le plus pour les sauces. Dans La Comédie humaine, on relève la description de quarante restaurants parisiens, on en retrouve certains de ceux-ci dans les livres de Zola. Balzac avance que si on ne mange pas aussi luxueusement en province qu’à Paris, on y mange mieux. Il ne manque pas de valoriser les repas tourangeaux et entre autre du fromage de chèvre qui pourrait être du Sainte-Maure.

Aujourd’hui à la lecture de ce dernier auteur, on retrouve le sens de certains mots aujourd’hui disparus de notre langage comme "frippe" qui désigne ce que l’on peut mettre sur le pain (confiture, beurre, pâté, rillettes…).  

Il est bon de retrouver également le sens des mots que nos amis belges ont maintenu, à savoir que l’on déjeune à le matin, que l’on dîne à midi et soupe le soir, c’est la bourgeoisie parisienne qui progressivement fait évoluer le sens des mots du fait qu’elle prend une collation en rentrant d’un spectacle vers onze heures ou minuit. En maintenant l’appellation de "souper à ce repas", elle revisite le vocabulaire, introduisant "le mot petit déjeuner" au contenu très léger (car, contrairement aux paysans et ouvriers, elle n’a pas de travail physiquement épuisant) et modifiant l’heure de prise du déjeuner (midi) et du dîner (de 18 à 19h, avant de partir au spectacle). Il est vrai qu’elle peut se permettre de manger quatre fois par jour car elle a de la domesticité pour préparer les repas.  Chez Victor Hugo en particulier, on voit le décalage entre la province qui a gardé l’ancien rythme et Paris qui s’est accoutumé à cette nouvelle règle de vie. D'après ce romancier, elle s’imposerait progressivement dans la capitale dès les débuts de la Restauration (sic).

Illustration non présente dans l'ouvrage

Les romanciers relaient les gastronomes dans l’idée d’évaluation de la qualité des repas servis dans un restaurant, qu'il y a des lieux chez soi pour manger et d'autres inadaptés (même si cela se fait dans certains milirux) et qu’on remarque des bonnes (donc des mauvaises) manières de se tenir à table à la fois en mangeant et en conversant. Le continent noir, comme disait Freud, est une fois de plus la femme car on dispose de peu d’informations sur son mode de vie alimentaire si ce n’est qu’elle essaie de manger le moins possible. Ceci amène donc à rendre plus précoce qu’on ne le pense la perte du goût pour les femmes bien en chair.

D'autre part gourmandise et érotisme sont associés, la femme apparaissant comme une gourmandise. Une réflexion personnelle nous est venue que le nouveau sens de "gourmandine" pourrait en découler, en effet alors que ce mot désigne depuis au moins le XIVe siècle une femme qui aime faire bonne chère, il va prendre, pour le XIXe siècle, le sens de "fille aux mœurs légères" et ne plus renvoyer à sa première signification. Ces romanciers participent à la construction de l’idéal du gourmand, mais ils ont assez de regard critique sur leur société, pour ne pas pointer les points noirs de ce mythe.     

Il y a beaucoup d’informations à glaner dans cet ouvrage comme on peut maintenant s’en douter. De la conclusion, nous retirerons ceci :

« l’emploi que les romanciers font du discours gastronomique semble osciller entre l’identification et la mise en question : la valorisation des facteurs matériels côtoie, dans les romans, la dénonciation de leurs effets dévastateurs sur l’âme et le corps de l’individu » (page 178).

Le jury du Marron Littéraire, prix de l’Art de Vivre, dont le thème est "la Gastronomie et les produits du terroir" pourrait, à la mi-octobre 2017, récompenser cet ouvrage qui fait partie de la petite dizaine des sélectionnés. 

Pour connaisseurs Aucune illustration

Benjamin

Note globale :


GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER GASTRONOMIE ET LITTÉRATURE EN FRANCE AU XIXe SIÈCLE - Karin BECKER
22,00 €




Becker Karin
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